Les Marais d'Harchies: l'ancien charbonnage devenu zone Ramsar

''La Convention sur les zones humides d'importance internationale, appelée Convention de Ramsar, est un traité intergouvernemental qui sert de cadre à l'action nationale et à la coopération internationale pour la conservation et l'utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources.'', nous explique le site www.ramsar.org. On ne s'attendrait pas à trouver dans la liste des zones Ramsar une ancienne zone industrielle.

Pourtant, les Marais d'Harchies en font partie. Les Marais d'Harchies, ou pour être plus précis les Marais d'Harchies-Hensies-Pommeroeul, sont composés d'anciennes prairies humides, inondées suite à des effondrements miniers. Des vastes roselières font l'objet d'un entretien attentif de la part des gestionnaires de la réserve (sans entretien, le milieu protégé se refermerait, avec l'enrichissement naturel du sol et la pousse d'orties ou de saules). Plusieurs terrils sont présents sur le site, qui jouxte les ruines d'une des deux exploitations du charbonnage d'Hensies (le site des Sartis).


Vestiges du charbonnage d'Hensies (siège des Sartis)

Ce n'est d'ailleurs pas le seul vestige industriel présent puisque la réserve est traversé de part en part par une portion de l'ancien canal canal Pommeroeul-Antoing (dans lequel une ancienne péniche échouée est d'ailleurs visible). Le site est coupé en deux parties, la première (zone de quiétude) interdite au public, la seconde praticable via un chemin de promenade. Des hutes d'observation permettent de regarder les animaux à la jumelle sans les déranger.


Un héron bihoreau sur une souche

La partie protégée habrite notamment une vaste colonie de hérons (accompagnés d'aigrettes et de cormorans) ainsi qu'un terril de schistes très fins (il date de la fin de l'exploitation minière, époque à laquelle les techniques de tri étaient plus avancées) favorables à certaines espèces d'insectes. La partie publique est cependant propice aux belles découvertes: nombreux espèces de libellules et de demoiselles, hérons cendrés, spatules, aigrettes garzettes, grandes aigrettes, grèbes huppés, grenouilles, gorgebleus (oiseau emblématique de la vallée de la Haine), bergeronettes grises, phragmites des joncs,... pour citer les plus fréquents. Les paysages embrumés de l'hiver valent également le détour.


Hérons, aigrettes et spatules dans une vasière

D'autres zones comparables existent: le site de Marionville, par exemple, également devenu réserve naturelle, situé non loin du charbonnage de Tertre. Les Marais d'Harchies se distinguent cependant par leur superficie, comparativement plus importante, et la diversité des espèces végétales ou animales que l'on peut y observer sans forcément y passer des heures. Des visites sont par ailleurs organisées le samedi, avec un guide (consulter l'agenda de Natagora pour plus d'informations).

Sources:

[1] Robert Viseur (2009), Marais d'Harchies: le site des Marais d'Harchies-Hensies-Pommeroeul en 5 cartes (plan du site). URL: www.robertviseur.be.

Mot(s)-clef(s): harchies, hensies, ramsar.

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