Ghlin: d'un siècle à l'autre

Le charbon fut exploité à Ghlin à partir de la fin du XIXème siècle. L'histoire des charbonnages de Ghlin est racontée par Jean Houdart, dans son livre "Les Mémoires de Ghlin" édité en 1968 [1]. Ce livre, que l'on trouve encore parfois en bouquinerie, est consultable en ligne à l'adresse memoiresdeghlin.ibelgique.com.


(source: [1])

Ce livre permet notamment de voir comment le paysage a changé en quelques dizaines d'années. La photo ci-dessus représente le terril de Ghlin en 1964 (le charbonnage de Ghlin a fermé en 1920). La photo en dessous montre le terril de Ghlin aujourd'hui. La différence de taille est flagrante. Claude Debehault estimait la taille de ce terril à 1.000.000m³ en volume et à 40m de hauteur [2] en 1968. Aujourd'hui, il surplombe à peine la plaine environnante. Claude Debehault précise que le "(terril) de Ghlin a complètement disparu", utisé avec d'autres terrils du Nord de la Haine comme matériaux de remblais. En pratique, cependant, le terrain n'est pas aplani et présente encore un promontoire peu élevé.

Le charbonnage fut fermé en 1920. Dans les années soixante, la Société Régionale de Logement du Borinage (Sorélobo, devenue Toit&Moi depuis) utilisa une partie des terrains pour créer un complexe d'habitations sociales. Un grand magasin fut construit sur une autre partie des terrains jouxtant le terril (il s'agit aujourd'hui d'un supermarché Lidl). Le paysage fut encore bouleversé voici quelques années lorsque les grands immeubles à appartement de la Sorélobo furent abattus, avec l'imposante chaufferie située derrière le supermarché en bordure de terril.

Par contre, la cité ouvrière dite du Petit Paris est toujours là et a été rénovée (avec, notamment, un asphaltage des rues dans les années... nonantes). Les façades y ont peu changé en cinquante ans.

Avant:

(source: [1])

Aujourd'hui:

Le reste de terril est aujourd'hui retourné à l'état de friche boisée et sert de zone refuge aux espèces animales: papillons azurés, sauterelles vertes, zygènes ou... chevreuils.

Sources:

[1] Jean HOudart (1968), Mémoires de Ghlin. URL: memoiresdeghlin.ibelgique.com (charbonnage).
[2] Claude Debehault (1968). Les terrils de charbonnage du Borinage (étude de géographie régionale), Revue Belge de Géographie.
[3] Gisèle Maréchal (2002). Les tours Sorelobo étouffées par trente ans d'indifférence et de vandalisme. Le Soir, mardi 13 août 2002. URL: lesoir.be.

Mot(s)-clef(s): ghlin, terril, arasement, combustion.

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